Theatreaucoeur

Écrire, opiner, discuter théâtre... Défendre un "autre théâtre" que le "tout-contemporain". C'est à contre-courant, c'est "ringard", c'est mal vu, c'est mal lu, mais ça existe l'autre théâtre! Promouvoir et défendre l’œuvre dramaturgique de Henry de Montherlant, sa littérature...Défendre son œuvre et l'homme, c'est défendre la liberté de ne pas être étiquetable, de reconnaître ses dualités, de crier (écrire) tout haut ce que bien des gens pensent tout bas... Causer de littérature en tout genre et de ses produits "dérivés", de cinéma et un peu de télévision... C'est aussi un support médiatique pour les activités d'une compagnie théâtrale besogneuse de province. Les notes critiques de ce blog n'engagent que leur auteur (qui signe GF) et non pas l'association Compagnie Gérard F

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lundi, décembre 17 2012

Sherlok Holmes au théâtre avec un inédit!

DEPUIS QUE LES TEXTES DE M. CONAN DOYLE

sont «tombés» dans le domaine public,

de nombreux fantômes du célèbre détective privé hantent

le 221B de la rue Baker Street…

de sherlock a wiggins l'heritage de baker street


Sir Arthur Conan Doyle, né en 1859 à Édimbourg est mort le 7 juillet 1930. Son œuvre littéraire, depuis le début des années quatre-vingt-dix, est donc offerte à tous les gens de plume, cinéastes, graphistes, auteurs de BD, comme source d'inspiration pour des œuvres apocryphes…


Un Sherlock aurait-il sa place dans la recherche des criminels du 21ème siècle?

L’essence même du  personnage de Sherlock Holmes réside dans la spécificité de cette époque des piétinements policiers, avec sa boue dans les rues glauques d’un Londres gommé par un brouillard à couper au couteau (de Jack l'éventreur?), ses fiacres mystérieux, ses policemen à sifflet…

Passionné depuis mon enfance par la lecture des enquêtes (les vraies) du détective de Baker Street, j'ai été élevé - si j'ose dire -, par une série en noir et blanc (époque où il n'y avait qu'une chaîne à la petite lucarne) librement mais assez respectueusement inspirée des histoires de Conan Doyle! Il y a eu, parallèlement, ma lecture de quelques textes eux-mêmes, ceux que les "holmésiens" appellent "du canon", à commencer, bien sûr, par les grands "classiques": Étude en rouge (1887) puis Le signe des quatre (1890)...

Quelques bons longs métrages du cinéma m'ont, bien sûr, laissé des traces!


Et le théâtre dans tout ça?

De nombreuses adaptations ou histoires apocryphes ont été montées pour les planches. Notamment "Under the Clock" , comédie musicale de Charles Brookfield en 1893 (le premier en date?) au Royal Court Théâtre de Londres. Des spectacles modernes ou comédies musicales peuvent être encore à l'affiche ici et là. Nul doute qu'avec les adaptations cinématographiques et télévisuelles très "public ado", depuis 2008, avec les films de Guy Ritchie ou de Cumberbatch pour la BBC, une vogue de sherlock-mania est en train de poindre son nez... aquilin (Sherlock Holmes n'est-il point connu pour son nez aquilin!). Alors pourquoi ne pas se faire plaisir en écrivant, à son tour, une enquête "inédite", forcément apocryphe, du plus grand détective du monde? Et pourquoi ne pas le faire pour le théâtre?


Le projet était en gestation depuis 2010. J'en ai discuté avec l'un des jeunes comédiens de la Compagnie Gérard F, lui-même "fan" du détective de Baker Street, et nous avons décidé de créer "notre "enquête à nous, avec un regard de "gens de théâtre" sur l'écriture...  L'esquisse, sous forme plutôt littéraire, disons "romanesque" est bien avancée. L'adaptation pour la scène suivra, aisément puisque l'unité de lieu (un seul décor: le salon de Baker Street) et un nombre de personnages réduits apparaissent sur le papier.


Parallèlement à l'écriture du manuscrit, la préparation matérielle est commencée! Déjà, une somptueuse robe victorienne "à tournure" vient de naître dans les ateliers de costumes de la Compagnie!  Viendra l'accoutrement "de guenilles" de Wiggins, gamin des rues futés, collaborateur occasionnel (avec sa bande de gosses dépenaillés) du détective londonien... C'est que le projet est en continuité de la ligne habituelle de la compagnie valentinoise (de Valence, en Drôme, une lointaine province!): respect de l'identité des personnages et de l'esprit de l’œuvre, sans "dépoussiérage" ni modernisation contemporaine. Eh oui!  sur la scène, on (re)trouvera un authentique Sherlock, un vrai Watson et un Wiggins à la hauteur (c'est-à-dire pas très grand!) de leurs modèles originaux! Costumes d'époque (victorienne). Mobilier et accessoires authentiques et non anachroniques. Jeu naturaliste et cinématographique... C'est l'image de marque de la compagnie.


Une "lady" aussi belle qu'élégante, intrigante à souhait (une sorte d' Irène Adler?), vêtue de sa robe à tournure et de sa coiffe à plumes d'autruche, sera "la Visiteuse" de service, la personne qui sollicite M. Holmes pour résoudre une affaire délicate et plutôt mystérieuse... Détail important: les deux colocataires de Baker Street se sont retrouvés dans leur appartement de célibataires après une longue séparation (deux mariages du docteur Watson) et une "fausse" retraite du détective, dans le Sussex, où il s'était retranché pour étudier les abeilles! On l'aura compris: Sherlock et John auront pris un sérieux "coup de vieux"! Quant à M. Holmes, celui-ci est (re)trouvé plutôt accroc à la cocaïne et donc considérablement diminué quant à ses moyens d'investigation... Le jeune gamin des rues Wiggins, le numéro deux, Oliver Twist et Gavroche à la fois, à la gouaille bien pendue (si j'ose dire), digne successeur du premier Wiggins (celui du "canon" de Conan Doyle) va peut'êt'ben sauver les meubles - ou plutôt rectifier le mauvais tir du quasi infaillible détective!


L'intrigue vous intéresse? vous pouvez déjà en goûter les prémices (les prémices seulement!) sur le site De Sherlock à Wiggins.


État du projet théâtral (prévisions pour 2013/2014)

Distribution (incomplète au jour de la rédaction de cette note): Sabine LENOËL, Gérard FOISSOTTE, Thibaut GUILLOT (dans le rôle de Wiggins en alternance avec d'autres jeunes comédiens). Un casting est en cours pour les multiples Wiggins et le docteur Watson.

Diffuseurs et programmateurs: contact dès maintenant au 04.75.56.07.64 ou par courriel via notre site compagnie gerard f



vendredi, décembre 7 2012

Ecole d'acteurs de la Compagnie Gérard F pour enfants, adolescents, adultes...

Cours d'art dramatique

particuliers ou en groupes de 2 ou 3 élèves
pour enfants à à partir de 10 ans (dérogation possible pour 8 à 10 après audition) et adultes.

Il ne s'agit pas "d'ateliers théâtre" mais d'une formation personnalisée destinée à donner à chaque élève les bases nécessaires pour développer ses aptitudes à la comédie.

action!

Le cours est dispensé par Gérard Foissotte, directeur artistique de la Cie, conteur depuis 1983 puis comédien depuis 1993 (élève au Cours Florent en 2001), auteur et metteur en scène, concepteur et animateur d'atelier de théâtre et sur le conte en milieu scolaire et centres de vacances : il a formé en 2005/2006 les deux adolescents de 14 ans qui ont fait une interprétation remarquée du premier rôle de « Antoine le Maudit », première création de la Compagnie, au Théâtre de Valence, le 14 avril 2006. Autres élèves remarqués: le jeune garçon et la jeune femme sur le plateau de "Fils de personne", le 10 décembre 2009 à Valence et au Off d'Avignon.

La pédagogie du cours repose sur le développement de l'expression orale et gestuelle en privilégiant la recherche de l'émotion. Cette approche a pour fondement essentiel un travail technique destiné à exprimer des sentiments forts (la colère, la joie, la tristesse, la peine...) et à maîtriser l'élocution. Ce n'est pas la technique vocale ni le savoir-faire théorique qui font la crédibilité d'un "personnage" mais l'émotion que l'acteur sait provoquer en lui-même. La diction, la respiration, l'énergie vocale font l'objet d'exercices préliminaires avant chaque cours mais la part belle est faite à la recherche de "l'empreinte" émotionnelle. Cet enseignement est très exigeant et demande à l'élève une réelle motivation. Les séances de travail ne sont pas des moments ludiques et on n'y pratique pas des jeux d'improvisation. Les cours sont essentiellement particuliers mais peuvent être donnés épisodiquement en groupe de 2 ou 3 élèves de tous âges.

L'activité ne débouche pas sur la présentation d'un "spectacle de fin d'année" mais peut faire l'objet d'une audition publique. Le nombre d'élèves est limité : RECRUTEMENT SUR AUDITION. Enfants à partir de 10 ans (dérogation après audition pour les 8 à 10 ans), ados et adultes.

Seuls les candidats ayant des projets artistiques (théâtre amateur ou pro, castings, vocation au métier...) sont admis. Ce cours ne s'adresse pas aux personnes cherchant un "développement personnel" ou autre thérapie...

TARIF
De 12 à 18 ans : 60 euros pour 4 séances hebdomadaires de 1h30.
De 18 à 25 ans : 95€. A partir de 25 ans révolus : 120 euros pour 4 séances hebdomadaires de 1h30.
Après une période d'essai de 4 séances sur 4 semaines, l'inscription devient définitive pour des périodes de 12 séances payables d'avance, renouvelable de date à date. ATTENTION! nombre de places restreint.

L'inscription se fait toute l'année et les cours débutent à tout moment. Les horaires sont personnalisés.

SESSIONS SPÉCIALES (STAGES) occasionnelles et sur demande, notamment en périodes de vacances scolaires : nous consulter par courriel


dimanche, novembre 11 2012

La photographie de plateau... un métier d'art!

Fils de personne par la Compagnie Gérard F

Les artistes et metteurs en scène de théâtre le savent: restituer le "visuel" d'un spectacle, surtout en respectant sa mise en lumière est une gageure... pour qui n'est pas un spécialiste! Qui plus est, tous les appareils de prises de vues ne sont pas adaptés à cette opération. Enfin, la photographie de plateau ne peut se faire correctement pendant une représentation, puisque l'opérateur a besoin d'être dans l'espace de jeu et de s'y déplacer, pour saisir les bonnes prises, du bon angle, et évoquer avec son regard de photographe (et d'artiste) la densité d'une action, d'un geste, d'une attitude et en faire partager l'émotion...

Une "générale" est donc propice à ce travail de "créateur" d'art graphique qu'est le photographe de plateau. Évidemment, la prestation se paie à un tarif professionnel, mais la compagnie théâtrale aura largement des compensations à cet effort budgétaire: de belles images, exploitables en haute définition, pour la promotion, l'illustration de ses plaquettes, les affiches, les souvenirs. De surcroît, la qualité parfaite "HD" des photos numériques, livrées sur CD, permettra un redécoupage selon les besoins, un recadrage précis, esthétique, avec force détails (costumes, décors, accessoires, visages, gestes...). Les "effets lumière" du "plan de feu" seront respectés, la mise en lumière choisie par le metteur en scène contribuant à l'expression de ses intentions artistiques.

Au bout du compte, les images fabriquées par le photographe vont non seulement témoigner visuellement de ce qui se passe sur scène mais aussi, grâce aux talents de l'opérateur, devenir, chacune, de véritables tableaux d'artiste! Car si le photographe n'est pas le créateur de la lumière, il saura l'utiliser habilement (l'éclair de flash étant proscrit), selon son goût et sa perception de ce qui se passe sur la scène.

Pour Fils de personne, la Compagnie Gérard F avait sollicité un professionnel de talent, habitué aux plateaux de théâtre. Éric MINODIER avait préparé son travail de prises de vues en étudiant auparavant, sur papier, le déroulement du spectacle, les actions fortes, guidé par les vœux du metteur en scène. Un "cahier des charges" avait été rédigé, une discussion préliminaire engagée par téléphone, un encadrement qui laissait cependant une large place d'autonomie et de liberté à l'opérateur. Dans le cadre des photos obligées, le photographe avait carte blanche pour s’abandonner à sa propre inspiration.

mardi, septembre 1 2009

MONTHERLANT EN AVIGNON: état des lieux...

MONTHERLANT EN AVIGNON:

Parmi quelque 940 spectacles de la programmation "Off", FILS DE PERSONNE, par la Compagnie Gérard F, était le seul texte du grand dramaturge... Des auteurs "plus tendance" étaient représentés dans plusieurs salles, ainsi que des "valeurs sûres" (sans risques!) et beaucoup de spectacles de "c..."! Nous avons eu bien du mal à réunir quelque 60 personnes payantes (en 6 soirées) et je ne pense pas que le fait que notre salle soit à 10 km de la cité des Papes soit la seule explication! Cela me fait penser à la soirée TV ("La reine Morte") qui a fait "un bide" alors qu'il s'agissait d'un véritable petit chef d'oeuvre de téléfilm, magistralement interprété (notamment par Michel Aumont). Une satisfaction néanmoins: les conversations fort intéressantes que j'ai eues avec des spectateurs que je qualifierai de "cultivés"... où il ressortait que Fils de personne est vraiment un texte sublime et son auteur un écrivain hors pair...

Un baume au coeur!