Theatreaucoeur

Écrire, opiner, discuter théâtre... Défendre un "autre théâtre" que le "tout-contemporain". C'est à contre-courant, c'est "ringard", c'est mal vu, c'est mal lu, mais ça existe l'autre théâtre! Promouvoir et défendre l’œuvre dramaturgique de Henry de Montherlant, sa littérature...Défendre son œuvre et l'homme, c'est défendre la liberté de ne pas être étiquetable, de reconnaître ses dualités, de crier (écrire) tout haut ce que bien des gens pensent tout bas... Causer de littérature en tout genre et de ses produits "dérivés", de cinéma et un peu de télévision... C'est aussi un support médiatique pour les activités d'une compagnie théâtrale besogneuse de province. Les notes critiques de ce blog n'engagent que leur auteur (qui signe GF) et non pas l'association Compagnie Gérard F

dimanche, décembre 23 2012

The Dark Knight Rises: sombre et fatal!

CINE-MASQUE

Quand Hollywood met du noir dans les salles obscures



Synopsis de la production

"Il y a huit ans, Batman a disparu dans la nuit : lui qui était un héros est alors devenu un fugitif. S'accusant de la mort du procureur-adjoint Harvey Dent, le Chevalier Noir a tout sacrifié au nom de ce que le commissaire Gordon et lui-même considéraient être une noble cause. Et leurs actions conjointes se sont avérées efficaces pour un temps puisque la criminalité a été éradiquée à Gotham City grâce à l'arsenal de lois répressif initié par Dent. (...) Bane, terroriste masqué, compte bien arracher Bruce à l'exil qu'il s'est imposé. Pourtant, même si ce dernier est prêt à endosser de nouveau la cape et le casque du Chevalier Noir, Batman n'est peut-être plus de taille à affronter Bane…"

 


Bruce Wayne (Christian Bale°) est un homme attachant... et attaché, au fil des trois films de Christopher Nolan° (Batman Begins en 2005 - The Dark Knight, Le Chevalier Noir en 2008) où son humanité charismatique vous éblouit dans la pénombre glauque de Gotham City. Voilà un "super-héros" qui a des sentiments très proches des votres, ses faiblesses, ses petites lâchetés (fugitives), ses contradictions, ses interrogations, ses déprimes... On aime cet homme épris de justice et défenseur des faibles et des enfants. Il endosse la carapace du justicier sans peur et sans reproche, révolté quand il le faut, contre la tyrannie du crime et de la corruption.


Attachant... et "attaché"... à un rôle dont il ne peut, finalement, se défaire quand bien même il en a décidé, désabusé par la constance, la renaissance perpétuelle, du crime, du mensonge, de la cupidité meurtrière. Ah! il doit enfin respirer! notre Batman/Bale, de prendre sa retraite... en charmante compagnie! Christopher Nolan l'a déclaré (promis-juré?) qu'il ne tournerait pas de 4ème volet... à son tryptique!

 

Christian Bale (Batman) et Michael Caine (Alfred) nous font des interprétations magistrales!

© Warner Bros. France

 

Tout le monde il est pas beau, tout le monde il est pas gentil!

 

C'est un beau film d'action, brillant (!) avec un scénario extrêmement sombre, mettant en évidence la duplicité des humains dans les sociétés urbaines, leur lâcheté, leur bêtise... Même les "bons" sont révélés finalement plutôt mauvais! Des personnages qu'on avait appris à aimer, dans les deux premiers films, nous sont révélés, au bout de la narration, pas très clairs - dans leurs motivations, leurs certitudes - par exemple Le commissaire Gordon (Gary Oldman°). Quant à Batman, désabusé après... 3 films donc, il remet en question sa défense de la société, considérant qu'il a assez donné et qu'elle n'en vaut guère la peine (à méditer)!

 

Disparaître sans laisser d'adresse?

 

Intéressant de la part du cinéma hollywoodien, non!

  

Seuls les enfants (un avenir meilleur?) et un jeune policier qui a la foi -et la perd-, sont montrés dignes de survivre et de protection.

 

Un orphelinat dans le manoir Wayne vidé de Bruce et de son majordome Alfred (remarquable interprétation de Michael Caine°), géré par l'inspecteur défroqué - et futur homme-chauve-souris pour la relève? A voir pour une suite non annoncée...

 

Un long métrage beaucoup... trop long (2h44) qui aurait été exquis s'il avait été amputé de quelque 45 minutes inutiles et lavé de scènes aussi peu crédibles que décalées: je ne parle pas des scènes d'action mais des parlotes sans fin et lénifiantes du genre de ceux que l'on entend dans les Star-War - rapport entre les forces des ombres et les forces de la lumière - le bien, le mal, etc. -, de ces situations bizarres qui transforment Batman en justicier déchu et vidé de ses forces mêmes, avec ses accessoires d'opération soudain inefficaces, qui placent l'homme-chauve-souris dans un univers d' Heroic Fantasy ou font d'une brute sanguinaire une femmelette pleurnicharde... Je suis gêné aussi par l'étonnant et peu crédible revirement de la lionne sans peur et insensible Selina (Anne Hathaway°) et le rapport (contre-nature?) qui va la lier au justicier noir ...

 

...pour conduire à cette idylle-apothéose de la chute (finale?): assez peu acceptable! 

 

Mais bon, ne boudons pas notre plaisir...

 

A noter la présence intéressante de la comédienne française Marion Cotillard° dans le rôle ambigu de Miranda. Crédible globalement quand elle nous met mal à l'aise en sa présence et qu'on subodore quelque duplicité, ridicule quand elle rend le dernier souffle... (dommage).

JO

jeudi, septembre 3 2009

MICHOU-DE-NEUILLY(sa mère)… simple mais efficace !



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Jérémy Denisty : un Charles qui a une carrière devant lui !

Oublié dans ma note sur Neuilly sa mère de mentionner tout le bien que je pense de l’interprétation du petit Jérémy Denisty, excellent second rôle, parfaitement à la hauteur de son jeune partenaire et frère ennemi Samy Seghir

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