Fils de personne par la Compagnie Gérard F

Les artistes et metteurs en scène de théâtre le savent: restituer le "visuel" d'un spectacle, surtout en respectant sa mise en lumière est une gageure... pour qui n'est pas un spécialiste! Qui plus est, tous les appareils de prises de vues ne sont pas adaptés à cette opération. Enfin, la photographie de plateau ne peut se faire correctement pendant une représentation, puisque l'opérateur a besoin d'être dans l'espace de jeu et de s'y déplacer, pour saisir les bonnes prises, du bon angle, et évoquer avec son regard de photographe (et d'artiste) la densité d'une action, d'un geste, d'une attitude et en faire partager l'émotion...

Une "générale" est donc propice à ce travail de "créateur" d'art graphique qu'est le photographe de plateau. Évidemment, la prestation se paie à un tarif professionnel, mais la compagnie théâtrale aura largement des compensations à cet effort budgétaire: de belles images, exploitables en haute définition, pour la promotion, l'illustration de ses plaquettes, les affiches, les souvenirs. De surcroît, la qualité parfaite "HD" des photos numériques, livrées sur CD, permettra un redécoupage selon les besoins, un recadrage précis, esthétique, avec force détails (costumes, décors, accessoires, visages, gestes...). Les "effets lumière" du "plan de feu" seront respectés, la mise en lumière choisie par le metteur en scène contribuant à l'expression de ses intentions artistiques.

Au bout du compte, les images fabriquées par le photographe vont non seulement témoigner visuellement de ce qui se passe sur scène mais aussi, grâce aux talents de l'opérateur, devenir, chacune, de véritables tableaux d'artiste! Car si le photographe n'est pas le créateur de la lumière, il saura l'utiliser habilement (l'éclair de flash étant proscrit), selon son goût et sa perception de ce qui se passe sur la scène.

Pour Fils de personne, la Compagnie Gérard F avait sollicité un professionnel de talent, habitué aux plateaux de théâtre. Éric MINODIER avait préparé son travail de prises de vues en étudiant auparavant, sur papier, le déroulement du spectacle, les actions fortes, guidé par les vœux du metteur en scène. Un "cahier des charges" avait été rédigé, une discussion préliminaire engagée par téléphone, un encadrement qui laissait cependant une large place d'autonomie et de liberté à l'opérateur. Dans le cadre des photos obligées, le photographe avait carte blanche pour s’abandonner à sa propre inspiration.