REVEIL DES CONSCIENCES…

Avec la Journée de la déportation, le dimanche 25 avril, le bon peuple français, descendant des gaulois (?), avait l’occasion de se regarder dans un miroir et de se dire: “Si j’avais vécu à cette époque, qu’aurais-je fait?”

 

Plus que jamais - ou comme toujours (!) - les populations sont ‘guidées’, canalisées, conditionnées, par des gens (professionnels ‘qui font don de leur personne à la nation’ -sic-)  qui pensent pour eux, décident pour eux, agissent pour eux… Les principes défendus par des minorités agissantes et criantes - bien en sympathie avec les médias -, sont érigées en valeurs nationales, et sont affichées comme l’expression de la volonté du plus grand nombre. Des faits divers exceptionnels, ni plus ni moins nombreux que par le passé, ni plus ni moins révoltants que par le passé,  sont utilisées pour créer de ‘grandes causes’, susciter des peurs, des phobies, des psychoses, sont prétextes à des ‘mesures’ dont on annonces les effets définitifs, des communautés, grandes ou petites, sont pointées du doigt, à la faveur d’évènements anecdotiques hissés en ‘fait de société’… Les vieilles recettes des boucs émissaires ont toujours cours dans les officines politiciennes! Tout est prétexte à justifier plus de rigueur, plus de lois, plus de règlements, plus de surveillance, plus de vidéo-surveillance, plus de fichage, plus de flicage, plus de…

 

Un Fouchet (historique ministre de l’intérieur inventeur de l’infiltration et des méthodes policières ‘modernes’ sous Napo et ses prédecesseurs) serait aux anges, en 2010! Le moralisme de bon aloi nivelle les consciences, pervertit les âmes pures, engendre suspicion et repli sur soi… Le ‘tout sécuritaire’: “Dormez, braves gens! tout est calme dans notre bonne ville franchouillarde!”

 

Une journée de mémoire pour les déportés?  Un seul geste, un seul élan suffirait: se rendre dans une salle où est projeté le film “La rafle” de Jocelyne Bosch, et tout sera dit, la conscience vacillera, la remise en question des certitudes de chacun de nous s’éveillera… On n’écoutera (regardera) plus le JT de 20 heures avec la même complaisance, on n’entendra plus les paroles de bois de nos Politiques cravatés - de tout bord et de tout poil -, avec une oreille soumise…

 

Quand le cinéma fait office de leçon de civisme…il faut le crier sur les toits!